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«
¡Ah patrie
commune, terre
à nous
tous! »
Alfonso Reyes,
Charla sobre
Francia.
«
De
par notre situation
continentale,
nous sommes ce
que la France
est en Europe:
le point d'intersection
de deux grandes
cultures humaines
».
Antonio Caso,
El sueño
de Napoleón,
1924.
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| BIENVENUE
ET
REMERCIEMENTS |
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Par
le
Professeur
Eduardo
Garzón-Sobrado
Fondateur
de
la
Francosphère
Mexique-France |
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C’est
un
grand
honneur
pour
nous
que
de
présenter
la
Francosphère
Mexique-France
(FMF),
organe
culturel
libre
de
tout
clivage
politique
qui
vient
concrétiser
l’un
des
idéaux
et
des
vocations
essentiels
que
nous
avons
défendus
depuis
bientôt
deux
décennies,
à
savoir
la
sauvegarde
et
la
projection
de
la
Francophonie
au
Mexique,
et
par
le
biais
de
notre
pays,
dans
l’Amérique
Latine
et
le
monde
hispanique
tout
entiers.
En
effet,
aujourd’hui,
lorsque
les
diktats
dogmatiques
d’un
«
mondialisme
»
culturel
selon
le
modèle
exclusif
et
hégémoniste
anglo-saxon
menacent
le
monde
derrière
leur
facette
la
plus
délétère,
celle
de
l’américanisation,
qui
attente
plus
que
jamais
à
la
préservation
d’un
monde
pluriculturel
et
multipolaire,
la
défense
de
nos
valeurs
et
identité
propres
en
tant
que
nations
latines
s’avère
une
priorité
pressante
face
à
un
absolutisme
«
soft
»,
déterminé
par
son
projet
d’une
civilisation
antihistorique
et
anti-patrimoniale,
conceptrice
d’hommes
sans
pères,
sans
racines,
sans
mémoire,
sans
transmission
ni
héritage,
engouffrés
dans
un
registre
de
«pensée»
vidé
de
sens,
prêt-à-porter
et
anesthésique,
indicateur
surtout
de
la
divergence
profonde
existante
entre
le
Mcmonde
anglo-saxon
et
le
notre,
le
Latin:
celui
de
la
Culture,
et
non
de
l’esbroufe.
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Or,
cible
fixée
de ce
processus
de «
décivilisation
»,
la France,
cette
«
France
éternelle
»
si chère
à
Alfonso
Reyes,
se dresse
néanmoins
telle
une
figure
de proue
héraldique
dont
la langue,
au fil
des
jours,
tend
de plus
en plus
à
devenir
le langage
des
non-alignés,
le véhicule
privilégié
de la
résistance
culturelle,
faisant
un écho
sonore
des
célèbres
paroles
du Général
De Gaulle,
lorsqu’il
affirmait
que
la France
est
la nation
qui
toujours,
depuis
le Moyen
Âge,
a su
«
prêter
sa voix
à
ceux
qui
n’en
ont
pas
»,
s’érigeant
contre
les
tentatives
d’usurpation
et de
tyrannie.
Aussi,
en remémorant
la formule
du Maréchal
de Saxe
pour
qui
«une
bataille
perdue,
c’est
une
bataille
qu’on
croit
perdue»,
et avec
l’impératif
de contrecarrer
la volonté
actuelle
de réécriture
insidieuse
et de
déconstruction
de l’histoire
et de
la langue
françaises
par
des
idéologues
et des
intellectuels
consensuels
qui
explicitement
prétendent
«
dénationaliser
l’histoire
de France
»
et fantasment
de «faire
exploser
l’identité
française»,
notre
Francosphère
Mexique-France,
forte
des
plus
de 700
000
visiteurs
mensuels
de notre
site,
se distingue
comme
un espace
indépendant
et autonome
de rencontre
et de
diffusion
de la
Francophonie
par
le biais
duquel,
le public
francophile
de tout
le monde
hispanique,
pourra
avoir
accès
continu
et actualisé
aux
dernières
nouveautés
en matière
de défense
de la
culture
et de
la langue
françaises,
trésors
du monde
qui,
pendant
plus
de dix
siècles,
ont
été
non
seulement
partie
prenante
mais
surtout
génératrices
des
plus
grandes
réalisations
humaines
et qui,
aujourd’hui,
proie
spécifique
des
assauts
de l’uniformisation
ambiante,
se doivent
plus
que
jamais
d’être
protégées
et étayées
par
tous
ce qui
aiment
réellement
la France. |
|
Pierre
de
Ronsard
(1524-1585) |
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«
Madame,
je
serais
ou
du
plomb
ou
du
bois,
Si
moi
que
la
nature
a
fait
naître
François,
Aux
races
à
venir
je
ne
contais
la
peine
Et
l’extrême
malheur
dont
notre
France
est
pleine.
Je
veux
de
siècle
en
siècle
au
monde
publier
D’une
plume
de
fer
sur
un
papier
d’acier,
Que
ses
propres
enfants
l’ont
prise
et
dévêtue,
Et
jusques
à
la
mort
vilainement
battue
».
Continuation
du
discours
des
misères
de
ce
temps,
1562.
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|
Dans
cette
logique,
la vocation
de la
Francosphère
Mexique-France
se définit
par
sa volonté
d’être,
conformément
à
l’expression
du Professeur
Maurice
Druon,
un organisme
«
mainteneur
de civilisation
»,
son
vecteur
central
d’action
étant
la cristallisation
d’objectifs
en accord
avec
ceux
qui
ont
de tous
temps
animé
l’esprit
d’institutions
insignes
et séculières
comme
l’Académie
française,
en l’occurrence
«
la sauvegarde
de la
culture
et des
plus
hautes
valeurs
et engagements
»,
en tant
que
«
dépositaires
et gardiens
de la
civilisation,
responsables
de son
maintien
et de
sa transmission
»,
pour
reprendre
ce qui
a été
signalé
par
S.A.S.
le Prince
Gabriel
de Broglie. |
| - |
 |
| Me
Juan
José
Arreola
(1918-2001)
|
|
Sur
ces
bases,
la
Francosphère
Mexique-France
s’inscrit
résolument
dans
la lignée
de la
grande
tradition
de la
francophilie
américaine
et très
spécialement
de son
ancienne
branche
mexicaine,
défenderesse
inlassable
de la
latinité,
incarnée
dans
des
temps
récents
par
des
maîtres
aussi
illustres
que
les
éminents
savants
Alfonso
Reyes
ou Juan
José
Arreola,
pour
lesquels,
selon
le mot
bien
connu
de ce
dernier,
la France
est
notre
«mère
latine
et nourricière».
Notre
préceptrice
directrice
et instructrice
également,
ajoutons-nous,
celle
qui
a toujours
fait
entendre
sa voix
pluriséculaire,
diffusant
le fruit
de sa
profonde
tradition
et de
son
héritage,
mission
sublime
d’une
nation
qui,
à
travers
les
âges,
s’est
toujours
érigée
en champion
protecteur
des
valeurs
et des
principes
supérieurs,
les
propageant
et les
partageant
avec
les
peuples
oppressés,
qui,
à
ces
fins,
lui
tendent
les
bras.
¿Faut-il
rappeler,
en cette
époque
riche
en bicentenaires
divers,
que
cet
exemple
édifiant
est
particulièrement
clair
dans
la genèse
et le
développement
des
mouvements
d’Indépendance
de nos
peuples
américains?
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Pour
terminer,
il nous
semble
essentiel
et juste
de souligner
la dédicace
spéciale
qu’en
un hommage
senti
de souvenir
et de
reconnaissance
la
Francosphère
Mexique-France
consacre
à
la figure
et à
la mémoire
de feu
notre
cher
Maître
Arreola,
ce valeureux
combattant
de la
cause
de la
francité
universelle
qui,
au temps
de notre
adolescence,
nous
exprimât
avec
cette
grande
vivacité
qui
le caractérisait,
son
souhait
de voir
un jour
la création
d’un
«
forum
international
»
de la
francophonie
américaine,
un vaste
espace
commun,
–
précisait-il
–,
qui
réunît
dans
«
l’Amérique
immense
»
tous
ceux
qui
comme
nous,
sommes
conscients
de notre
profonde
dette
envers
la France
et désirons
la rétribuer
avec
gratitude
et loyauté,
avec
une
fidélité
et un
amour
inébranlables.
Autant
de sentiments
filiaux
qui
constituent
le cœur
et l’esprit
mêmes
de la
Francosphère
Mexique-France,
et qu’avec
un profond
respect
nous
dédions
à
notre
regretté
maître
national,
ainsi
qu’à
tous
ceux,
heureusement
encore
parmi
nous
qui,
et au
Mexique
et en
France,
nous
soutiennent
si généreusement
dans
la réalisation
de cet
ambitieux
projet. |
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