« More than 95% of the arsenic in Napoleon's hairs, is mineral arsenic »
Dr. Pascal Kintz

Former President (2005-2007) of The International Association of Forensic Toxicologists, TIAFT.
May the 2nd 2005 Press Conference at Illkirch-Graffenstaden.

 

THE ENGLISH TRANSLATION OF THIS ARTICLE WILL BE ONLINE VERY SOON!

DEPUIS LE DECÈS DE BEN WEIDER, LES ATTAQUES CONTRE LA THÈSE DE L'EMPOISONNEMENT DE NAPOLÉON À LAQUELLE IL A CONSACRÉ PLUS DE TRENTE ANNÉES POUR LA VOIR PROUVÉE SCIENTIFIQUEMENT SE MULTIPLIENT.
TOUTES PLUS BASSES ET MALHONNÊTES LES UNES QUE LES AUTRES.
UNE BIEN PEU HONORABLE « CROISADE ».

VOUS TROUVEREZ CI-DESSOUS LA DERNIÈRE EN DATE DE CES ATTAQUES QUE L'ON A PU ENTENDRE SUR « LE FORUM DE L'HISTOIRE ».
NE PAS RÉAGIR? IL NE SAURAIT EN ÊTRE QUESTION. JE LE DOIS À LA MÉMOIRE DE BEN.

JEAN-CLAUDE DAMAMME, REPRÉSENTANT POUR LA FRANCE
SOCIÉTÉ NAPOLÉONIENNE INTERNATIONALE DE MONTRÉAL




EMPOISONNEMENT: LA DÉSINFORMATION SE POURSUIT ASSIDÛMENT
LE MENSONGE D'UN HISTORIEN SUR LE RÉSULTAT DES ANALYSES


Récemment, j’ai publié sur ce site un article (voir notre dossier « Empoisonnement ») dans lequel je dénonçais le soutien dont bénéficient MM Lentz et Macé, auteurs d’un livre sur la mort de Napoléon, livre dans lequel figurent évidemment, et en bonne place, les attaques contre la thèse de l’empoisonnement.

Je ne vais pas y revenir, préférant renvoyer les visiteurs de notre site à cet article.

Tout récemment, j’ai eu connaissance d’un lien qui mène vers une émission « Le Forum de l’Histoire ».

Voici ce lien :

Regardez et écoutez. C’est édifiant.

D’ordinaire, et même si le spectacle n’est pas nouveau, entendre M. Lentz pontifier en débitant ses arguments réchauffés et, disons le mot, lamentables de mauvaise foi, sur les « empoisonnistes » – c’est son expression – peut se révéler distrayant. Et reposant, car on sait d’avance ce que l’on va trouver, la phrase qui vient de s’achever annonçant celle qui suit.

Mais cette fois, ce que j’ai entendu dépasse l’imagination.

On voit et on entend M. Lentz, de ce ton péremptoire et avec cette suffisance odieuse qui sont sa marque, ironiser sur l’empoisonnement en évoquant de la « poudre de perlimpinpin » – c’est-à-dire l’arsenic – et, pire, affirmer de façon mensongère, et avec un aplomb qui est une insulte à Ben Weider – qu’en pensent les scientifiques auteurs des analyses ? – que l’on a jamais démontré si le toxique était sur ou dans les cheveux de Napoléon, avant de conclure que l’histoire ne se fait pas en regardant dans un microscope. Sauf, évidemment, si ce microscope fournit les images qui agréent M. Lentz, comme, par exemple, celles de cette étude américaine faite sur « proposition du Dr Jean-François Lemaire », membre du Souvenir Napoléonien.

M. LENTZ, FAITES DONC UN PETIT EFFORT. RAPPELEZ-VOUS LES IMAGES - QUE VOUS CONNAISSEZ D'AILLEURS - FOURNIES PAR L'UNIVERSITÉ DU GRAND-DUCHÉ DU LUXEMBOURG.

SI VOUS LES AVEZ OUBLIÉES, NOUS VOUS LES PROPOSONS À NOUVEAU POUR VOUS LES REMETTRE EN MÉMOIRE.

SUR CE DIAGRAMME OBTENU PAR IMAGERIE NANO-SIMS, ON DISTINGUE NETTEMENT QUE LE COEUR DU CHEVEU EST IMPRÉGNÉ DE TOXIQUE, DE L'ARSENIC MINÉRAL EN L'OCCURENCE.
CES IMAGES METTENT UNE FOIS POUR TOUTES UN TERME À L'HYPOTHÈSE DE LA CONTAMINATION EXTERNE PAR DES PRODUITS DE CONSERVATION DES CHEVEUX.

 

Il est vrai que ce mensonge éhonté présente un gros avantage : il permet à M. Lentz de débiter son argumentation traditionnelle – et sans risquer d’être contredit – à savoir que l’on a retrouvé du poison sur – il se garde bien de dire «  dans » – les cheveux de Joséphine, sur ceux de Marie-Louise, du roi de Rome, etc. etc., sans oublier ceux de l’Empereur avant son arrivée à Sainte-Hélène. Il pense pouvoir ainsi – c’est du moins ce qu’il ambitionne – « démolir » la thèse de l’empoisonnement de Napoléon.

Mais, car il y a un « gros » mais… les seuls cheveux qui aient fait l’objet d’une « exploration interne, ce sont, hélas pour la vedette de l’émission, ceux de l’Empereur, dans lesquels on a trouvé de la mort-aux-rats.

Réalisées par l’université du grand-duché du Luxembourg, ces images montrent que le toxique – cette poudre de perlimpinpin chère à M. Lentz n’étant autre que de la mort-aux-rats – imprègne le cœur des cheveux de Napoléon.

Ces images figurent dans notre dossier « Spécial Empoisonnement », qui est d’une autre tenue scientifique que ce que l’on peut lire dans le livre en question : « La Mort de Napoléon », dont M. Lentz fait actuellement la promotion frénétique sur tous les médias possibles, ces derniers faisant montre à son égard d’une surprenante complaisance (mais peut-être intéressée), sans chercher à connaître l’autre facette de la médaille.

Ces mensonges odieux, jamais contredits, sont tout simplement révoltants.

Avec cette dernière intervention (avant, notre auteur fut l’invité de la célèbre émission de France Inter : « 2 000 ans d’Histoire »), nous ne sommes même plus dans le domaine de la désinformation, mais dans celui du « bourrage de crâne ».

D’ailleurs, vous pourrez constater combien M. Lentz est convaincant en entendant la jeune et jolie présentatrice, qui se disait prête à adhérer à la thèse de l’empoisonnement, avouer qu’elle en a été (Dieu merci !) dissuadée à la lecture du chef-d’œuvre. Eût-il été convenu à l’avance que ce petit dialogue n’eût pas fait meilleur effet.

Abuser ainsi le téléspectateur, donc le grand public, cela revient à le prendre pour, je suis bien obligé de dire le mot, un imbécile.

Une constatation réconfortante cependant : la lecture des quelques réactions à cette émission du « Forum de l’Histoire » montre à l’évidence que les intervenants ne sont pas dupes des tentatives de manipulation ni des contorsions sémantiques ou autres de M. Lentz.

Ce qui démontre aussi que les efforts, y compris financiers – car il a payé « de sa poche » toutes les analyses – de Ben Weider n’ont pas été vains et que, malgré ceux, malhonnêtes, de MM Lentz et autres, cette vérité a fait – et continue – de faire son chemin. D’où cette offensive médiatique de grande envergure.

 

UN OUTIL EFFICACE DE MÉDIATISATION:
LA « POUDRE DE PERLIMPINPIN »

En fait, tout bien considéré, avec sa thèse de l’empoisonnement, Ben Weider a offert – et continue d’offrir post mortem – à M. Lentz et à ses pairs une « célébrité » qu’ils n’auraient jamais imaginée, fût-ce dans leurs rêves de médiatisation les plus débridés. Ils devraient donc lui en avoir une grande reconnaissance.

Je crois pouvoir résumer la pensée de M. Thierry Lentz : les scientifiques de renommée mondiale, qui se sont occupés de cette affaire de l’empoisonnement de Napoléon, ont donc, si l’on écoute bien l’invité du « Forum de l’Histoire », analysé de la « poudre de perlimpinpin », Napoléon se nourrissait de « poudre de perlimpinpin », et, aujourd’hui, M. Lentz fait la tournée des plateaux de radio et de télévision pour vendre son livre qui traite, entre autres, de « poudre de perlimpinpin ».

Elle en a des vertus, cette « poudre de perlimpinpin » ! Il va falloir que je le l’inclue dans ma pharmacopée.

Et quel grand moment lorsque l’on entend l’invité du « Forum » déclarer avec une condescendance magnifique que les « empoisonnistes » sont des gens qui n’y « connaissent rien », et qui, naviguant dans une sorte de « scientisme », « se mettent à faire des développements. » !

Simple rappel que j’ai souvent fait sur ce site : les « empoisonnistes » ne disent pas que, le 5 mai 1821, ce malheureux Napoléon est directement mort du poison, mais que, depuis son arrivée sur l’île maudite, il a ingéré – « à l’insu de son plein gré », selon la formule bien connue ! – de la mort-aux-rats.

La nuance n’est pas sans importance.

Une remarque : étrangement, M. Thierry Lentz ne semble connaître ni les toxicologues de Strasbourg, ni celui du grand-duché du Luxembourg. Ou alors, il préfère les ignorer ; il est aisé de deviner pourquoi.

NE LAISSONS PAS DÉTRUIRE L'OEUVRE
DE VÉRITÉ HISTORIQUE DE BEN WEIDER

Le décès du président de la Société Napoléonienne Internationale semble avoir « fouetté » ces Messieurs, et l’on dirait qu’ils ont maintenant la sensation grisante d’entamer la dernière phase de leur obsession chimérique de démolition, sans risquer de voir se dresser devant eux cet adversaire formidable qu’était Ben.

Ceci n’est pas une impression.

Que l’on me permette une réflexion personnelle : alors que la personne de Napoléon est souvent attaquée, la plupart du temps de manière vile et haineuse, ne devrions-nous pas tous nous serrer les coudes pour défendre sa mémoire, et non pas nous battre, les uns pour démolir une thèse qui, pour des raisons obscures, doit être discréditée bassement, et les autres pour la défendre et la faire valoir ?

Mais ce n’est pas nous qui avons déclenché les hostilités et initié le sarcasme.

Ben est décédé, et nous sommes nombreux, connus ou inconnus, à nous désoler de la mort de cet homme de bien.

Comme je l’ai écrit dans l’éloge que j’ai faite de lui au moment de son décès, avec cette disparition, Napoléon, que l’on me pardonne cette expression familière, a « perdu gros », car Ben était un combattant sincère et désintéressé – quel étrange vocable, n’est-ce pas ? – de la cause de Napoléon.

Cette cause est aussi la mienne.

Je me suis engagé auprès de Ben à la soutenir de mon mieux, et ce n’est pas une censure lâche qui m’empêchera de réagir toutes les fois que je le pourrai pour défendre deux mémoires qui me sont chères : celle de Napoléon, et celle de mon ami Ben, qui était également le meilleur défenseur (hélas, oui, Napoléon a besoin d’être défendu) et avocat de l’homme qu’il admirait le plus au monde.

Par respect pour la tâche immense accomplie par Ben, tâche que nous n’avons pas le droit de laisser ridiculiser – ce qui est le cas avec semblables déclarations qui ne peuvent rester sans réplique – à vous tous qui venez sur ce site, je demande : prenez le temps d’étudier le dossier « Empoisonnement » – il est passionnant – et faites connaître cette thèse autour de vous.

De la sorte, malgré l’emprise de MM Lentz et consorts sur les médias, Ben Weider, grâce à nous tous, pourra continuer son œuvre.

Nous le lui devons, comme nous le devons à Napoléon.

 

« More than 95% of the arsenic in Napoleon's hairs, is mineral arsenic »
Dr. Pascal Kintz
Former President (2005-2007) of The International Association of Forensic Toxicologists, TIAFT.
May the 2nd 2005 Press Conference at Illkirch-Graffenstaden.