| CABEZA ARMADA
Napoleón
muriente vio una Cabeza
armada...
Pensaba en su hijo ya débil
y sufriente:
La Cabeza, era pues su Francia
bien amada,
Decapitada, a los pies del
César expirante.
Dios, que juzgaba a ese hombre
y ese renombre,
Llamó a Jesucristo; pero el
abismo, abriéndose,
No devolvió más que un vano
soplo, un espectro de humo:
El Semidiós, vencido, se levantó
más grande.
Entonces
se vio salir del fondo del
purgatorio
A un joven inundado por los
llantos de la Victoria,
Quien tendió su mano pura
al monarca de los cielos;
Ambos
golpeados en el flanco por
un doble misterio,
Uno esparcía su sangre
para fecundar la tierra,
¡El otro vertía en el Cielo
la simiente de los dioses!
Probablemente
escrito a fines de los años
1830.
Publicado en 1877 en las Obras
completas de Nerval. |
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| TÊTE
ARMÉE
Napoléon
mourant vit une Tête armée...
Il pensait à son fils déjà faible
et souffrant:
La Tête, c’était donc
sa France bien-aimée,
Décapitée, aux pieds du César
expirant.
Dieu, qui jugeait cet homme
et cette renommée,
Appela Jésus-Christ; mais l’abyme,
s’ouvrant,
Ne rendit qu’un vain souffle,
un spectre de fumée:
Le Demi-dieu, vaincu, se releva
plus grand.
Alors on vit sortir du fond
du purgatoire
Un jeune homme inondé des pleurs
de la Victoire,
Qui tendit sa main pure au monarque
des cieux;
Frappés
au flanc tous deux par un double
mystère,
L’un répandait son sang pour
féconder la terre,
L’autre versait au Ciel
la semence des dieux!
Probablement
écrit à la fin des années 1830.
Publié en 1877 au sein des Œuvres
complètes de Nerval.
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